vendredi , 7 décembre 2018
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Mourad Zaoui, acteur «Sur le Web, on tombe sur de vraies perles»

A quelques jours de la présentation de son dernier film, «Un pari pimenté», Mourad Zaoui se prépare à voguer pour des horizons plus américains. Interprète protéiforme, il s’évertue à montrer que les acteurs marocains ne sont pas forcément condamnés à rentrer dans le moule.

 

L’internaute : Vous avez constitué l’une des plus belles surprises marocaine du FIFM cette année avec «Un pari pimenté», parlez-nous-en.

Mourad Zaoui : C’est une comédie à l’américaine revue à la sauce locale par Mohamed Kaghat. Une histoire simple, des situations cocasses qui s’enchainent et un happy-ending. L’histoire démarre avec un simple pari entre de bons potes pour décrocher un dîner avec une actrice connue (jouée par Asmaa Khamlichi). Je me fais passer pour un cancéreux pour l’amadouer et de fi l en aiguille, ce qui était un simple pari se transforme en histoire d’amour.

En même temps, on vous retrouve dans une histoire plus sérieuse signée Youssef Britel…

C’est vrai, j’ai enchainé deux univers différents. Avec Britel le travail avait une charge émotionnelle plus importante. J’ai campé le rôle de Houcine Talal, fils de la défunte peintre Chaïbia dans le biopic retraçant son histoire. C’était un exercice éprouvant sur le plan affectif. Houcine était un homme généreux qui n’a pas hésité à nous ouvrir sa porte et à rouvrir une plaie qui porte au plus profond de lui-même. Ses passage sur le plateau de tournage étaient autant d’occasions où j’expérimentais toute la valeur de Chaïbia, non pas comme une artiste, mais comme une mère perdue.

Alors justement pourquoi autant de rôles et autant de différence ?

Je n’ai pas envie de tomber dans le même piège que les autres acteurs marocains, au point de devenir un artiste monodimensionnel. J’ai envie d’expérimenter autant d’univers, autant de personnages que possible. Je ne veux pas porter une étiquette qui me collera jusqu’à la fin de ma carrière. Il y a assez d’acteurs qui ne sortiront jamais de leur moule, qui seront toujours des comiques ou des acteurs qui jouent des rôles plus sérieux et ne pourront jamais faire autre chose.

On nous confi e que vous avez déjà de plus grands projets, de l’autre côté de l’Atlantique. Qu’en est-il ?

C’est vrai, je compté élire domicile a Los Angeles. J’y ai déjà un pied-à-terre, bien que je continue à tourner régulièrement au Maroc, mais c’est bien aux Etats-Unis que je vois la suite de ma carrière. Il n’a pas fallu plus que quelques appels et quelques mails pour que la machine se mette en marche. J’ai signé un contrat avec Media Talent Group. Mon managera neuf autres clients et pas des moindres: Nicole Kidman, Angelina Jolie et Amber Heard par exemple.

J’ai déjà tourné un pilote pour HBO avec un jeune réalisateur qui s’appelle Clansy Chassay. Ça parle de ce qui se passe au Liban et en Palestine. J’ai un autre projet de série télé pour NBC qui s’appelle«Odissey» où je vais surement jouer le rôle d’un transsexuel qui s’appelle Shakir Khan. Et puis «London has fallen», un film d’action où je joue le rôle d’un terroriste. C’est un médecin qui cherche à se venger parce qu’on a tué toute sa famille lors d’une attaque de drone. Et enfin, pour début février, il y a une comédie avec Tina Faye et Nicole Kidman qui vont en Afghanistan.

Plutôt actif sur le web ?

Juste ce qu’il faut, avec une page Facebook, un compte Twitter pour faire comme les autres et rester «In». Par contre je suis grand consommateur d’actualités, je fais énormément attention à tout ce qui se passe dans la monde et bien entendu dans mon domaine. Il m’arrive aussi de googler mon nom et de voir ce que les gens pensent de moi. Des fois, je tombe sur de vraies perles.

Propos recueillis par Yassine Ahrar

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